Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 22:40

 

Le Rendez-vous Solidaires est à 14h au coin de la place de la Bastille et de la rue du Fg St Antoine (coté FNAC)

 







Votre syndicat SUD du personnel du CG 93 a déposé le 9 janvier un préavis de grève auprés du Pdt du CG pour les questions nationales suivantes mais aussi pour un certains nombre de questions d'ordre locale énumérées dans le préavis dont vous avez été destinataires .








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Huit organisations syndicales (Solidaires(SUD), CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA,  FSU)  appellent  ensemble  à  organiser  grève  et  manifestations  le  29 janvier.  Il  s’agit bien d’associer  l’ensemble des  salarié-e-s du  secteur privé, du secteur public, de  la  fonction publique, en activité, en retraite, au chômage, en formation !

 

Des luttes, il y en a …

Uniquement dans les dernières semaines de 2008, on a vu de nombreuses

grèves : Education nationale, SNCF, Poste, Audiovisuel, ANPE/ASSEDIC,

INSEE, Caisses d'Épargne, Météo France, ONF, AFPA, etc. Les lycéen-ne-s

ont fait reculer Darcos, il y a aussi les grèves de travailleurs/ses Sans-Papiers

qui se poursuivent en Ile De France… Et des mouvements locaux ou dans

bien des secteurs : commerce, industrie, nettoyage, etc. Les luttes pour

l’emploi et les salaires se multiplient dans le secteur privé …

 

Les fonctionnaires dans le collimateur

du gouvernement... 

- Les suppressions massives d'emplois dans la Fonction publique de l'État et le désengagement progressif de l'État qui se défausse sur les collectivités locales ont des répercussions sur la Territoriale, comme le subissent, par exemple, les agents communaux après la suppression sans concertation de l'école le samedi matin.

- La politique salariale conduite depuis plusieurs années est catastrophique pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires. A défaut d'une revalorisation du point d'indice à hauteur de l'inflation, les personnels ne peuvent compter que sur leurs avancements d'échelon, leurs avancements de grade ou leur promotion pour maintenir leur pouvoir d'achat, alors que cela devrait leur permettre de l'améliorer. Ni les « toilettages » successifs des grilles de catégorie C nécessaires pour les maintenir au niveau du SMIC, ni la mise en place de la GIPA ne peuvent cacher la réalité des chiffres : les fonctionnaires ont perdu plus de 6% de pouvoir d'achat depuis 5 ans.

- Pire : le projet annoncé par Sarkozy de rémunération au mérite se met en place. Première étape : l'instauration, par décret du 22 décembre 2008, d'une « prime de fonction et de résultats » pour les personnels administratifs de l'État, devant à terme remplacer le régime indemnitaire et s'étendre à l'ensemble des fonctionnaires. La rémunération sera clairement découpée en  deux parties : une partie liée à l'indice, une seconde liée d'une part au niveau de responsabilité, d'autre part à la manière individuelle de servir définie au cours de l'évaluation annuelle.

C'est principalement sur cette seconde partie que porteront à l'avenir les augmentations de salaire.
 

Ensemble, on est plus fort-e-s ! Une journée de grève et de manifestations, ce ne sera pas suffisant pour faire reculer le patronat et le gouvernement et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures, secteur professionnel par secteur professionnel. Nous devons construire un mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble. Mais pour cela, il faut d'abord, tous ensemble faire du 29 janvier une journée de grève massive, des manifestations puissantes !

 

Face aux attaques qui s’accélèrent …

Contre nos droits de salariés : droit de grève, code du travail, contrat de travail avec licenciements facilités, 35 heures, suppressions massives d’emplois partout, extension au delà du mi-temps du chômage partiel… Contre nos droits sociaux : assurance maladie, accès aux soins pour tous (franchises médicales, fermeture des hôpitaux), retraites… 

Contre les libertés : test ADN, fichage dès 13 ans, flicage accru des chômeurs, expulsions massives des sans-papiers, pénalisation des plus jeunes, répression, mise sous tutelle des médias…

 

… le 29 janvier, au CG 93 on sera tous dans l’action !

Nous serons des millions à dire au patronat et au gouvernement que nous ne voulons pas payer leur crise. C’est le système économique qu’ils ont bâti pour nous exploiter qui est en crise. Au nom de quoi, devrions-nous en payer les conséquences ?

En faisant grève et en participant aux manifestations, nous montrerons que d’autres solutions sont possibles, si nous posons les questions de fond, … et si nous agissons pour que les réponses ne soient pas seulement celles qui arrangent la minorité qui prétend nous diriger, … cette minorité qui a gaspillé des centaines de milliards !

 

Faut-il distribuer des centaines de milliards d’argent public pour sauver le capitalisme ?

Depuis octobre, toutes les institutions (États, FMI, Banque centrale européenne, etc.) distribuent les milliards à tour de bras pour « sauver le système de la crise qu’il traverse ». Alors qu’il n’y avait pas d’argent pour nos salaires, pour les services publics, pour la sécu, pour nos retraites, … alors qu’il fallait réduire la dette et le déficit public, des milliards sont offerts aux banquiers, aux patrons, aux actionnaires … et le « déficit public » n’est plus un problème !

 

Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que la seule réalité possible c’est le marché, la libre concurrence, les privatisations, … quand les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les bienfaits des aides publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés. Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste. C’est pour cela que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim dans le monde, pour loger celles et ceux qui survivent sans toit, pour créer des emplois stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires et pensions.

 

Ou se poser la question de construire un autre système économique ?

Nous pouvons, nous devons refuser de payer leur crise : exigeons une autre répartition de richesses que nous produisons.

Par notre travail, nous contribuons tous à la richesse collective. 

 

Exigeons des mesures urgentes au service de l'emploi, des rémunérations  et de la solidarité nationale pour :

 

-  défendre l’emploi privé et public y compris au CG93

-  lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, y compris au CG 93

-   un  salaire minimum    à  1 500  euros  nets  et  des  politiques  de  rémunérations  qui  assurent  le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,

-  défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, pour garantir un système public de santé de qualité et  le retour au droit à  la retraite à  taux plein à 60 ans  (50 ou 55 ans pour  les métiers pénibles) après 37 ans ½ de cotisations et sans décote,la mutuelle payée par  le CG 93 à 25%

-  des services publics de qualité qui assurent en particulier tout  leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.


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