Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 20:17

nous avons besoin de mesures d’urgence ! 
 

Arrêt des licenciements,
indemnisation à 100%
du
chômage partiel, car les salariés
n’ont pas à payer la crise par le
chômage alors que les entreprises
accumulent les profits ! 
 
Augmentation générale des
salaires de 300 €, des pensions,
du RMI et des minima sociaux à
1500 €,
parce que les salarié-e-s
n’ont pas à payer la crise alors
que patronat et actionnaires
engrangent toujours dividendes et
rémunérations exorbitantes !
Des moyens supplémentaires et
de nouvelles orientations pour
les services publics
, pour que les
droits fondamentaux (santé,
éducation, transport,
communication, etc.) soient
accessibles à toute la population ! 
 

 
Gardons l’unité et le rapport de force du 29 janvier !
 
Nous étions des millions dans les manifestations du 29 janvier. La grève a touché fortement la Fonction Publique,
le secteur public, mais aussi de nombreuses entreprises du secteur privé. Cet élargissement est un élément très
important. Tout comme la présence massive de retraité-e-s, de chômeurs/ses, de jeunes en formation, …
 
Les 8 organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA) se sont rencontrées
le 2 février. L’Union syndicale Solidaires s’est prononcée pour une suite très rapide à cette action nationale du
29 janvier ;
nous avons fait des propositions : un appel ferme à une grève générale, une manifestation nationale un
très prochain samedi. La majorité des autres syndicats a préféré attendre la prestation médiatique de Sarkozy ;
nous avons renouvelé nos propositions, le 9 février.
 
L’Union syndicale Solidaires travaille au maintien de l’unité syndicale, et s’inscrit dans l’appel à une action
nationale interprofessionnelle le jeudi 19 mars.
C’est tard ? Oui, mais c’est unitaire. Plus tôt, cela aurait été dans
la désunion. A nous de faire du 19 mars ce que nous voulons que ce soit !
 
 
Nous ne voulons pas payer leur crise
 
Le 18 février, le président Sarkozy reçoit les organisations syndicales et le patronat. Notons que celui-ci ne cesse de clamer son refus de voir la moindre de ses prérogatives remises en cause, milite très activement pour le maintien  des inégalités sociales, et a obtenu la suppression de la taxe professionnelle ! Sarkozy a déclaré « je vais recevoir
toutes les organisations syndicales le 18 février ». Mentir serait « irresponsable » ; pourtant  trois syndicats, dont
Solidaires, ne sont pas invités. Mais, ce qui importe c’est « pour parler de quoi, et surtout pour décider quoi ? » 
 
« Un
calendrier de
réunions » ?

Ce n’est pas ça
qui nous
aidera à finir
les fins de
mois !
 « Des moyens
supplémentaires pour
les entreprises » ?
Ce
n’est pas ça qui
empêchera les patrons
de continuer à licencier
pour augmenter leurs
profits ! 
 
« Moins d’impôts » ? Ce n’est pas ça qui renforcera les
services publics dont nous avons besoin. La suppression de
la plus basse tranche de l'impôt sur les revenus n’a aucune  
conséquence sur la moitié de la population qui ne paie pas 
d’impôt faute de revenus suffisants. Mais tout le monde va
connaitre une augmentation des injustes impôts locaux,
pour compenser le cadeau aux entreprises. Supprimer la
TVA sur les produits de première nécessité serait une réelle
mesure pour augmenter le pouvoir d’achat !


C’est le système économique qu’ils ont bâti pour nous exploiter qui est en crise.

Au nom de quoi, devrions-nous en payer les conséquences ? Alors qu’il n’y avait pas
d’argent pour nos salaires, pour les services publics, pour la sécu, pour nos retraites, …
alors qu’il fallait réduire la dette et le déficit public, des milliards sont offerts aux
banquiers, aux patrons, aux actionnaires … et brusquement le déficit public n'est plus
un problème pour le gouvernement et le patronat !
 
Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que
la seule réalité possible c’est le marché, la libre concurrence, les privatisations, … quand
les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les bienfaits des aides
publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés. Privatiser les profits, socialiser les
pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste.
C’est pour
cela que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim
dans le monde, pour loger celles et ceux qui survivent sans toit, pour créer des emplois
stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires et pensions.
 
Un exemple (parmi tant d’autres) de la démagogie présidentielle : Sarkozy annonce qu’il faut « mieux indemniser
le chômage partiel » ; mais ce n’est pas en faisant payer les patrons ! Non, il veut utiliser l’argent public (donc les
impôts des salarié-e-s, puisque les très riches sont protégé-e-s par le « bouclier fiscal »), pour financer la réduction
des salaires de millions de travailleurs/ses. Et les patrons eux ne mettent pas un sous dans l’histoire ! Il y a en
France 7 millions de travailleurs/ses pauvres gagnant moins de 850 euros par mois.
 
Solidaires revendique le droit pour tout
individu de disposer d'un emploi avec la
création d'un nouveau statut du salarié
reposant sur trois grands principes :
continuité du contrat de travail,
obligation de formation et de
reclassement au moins au même niveau
de qualification, financement mutualisé
entre toutes les entreprises au moyen
d'une cotisation sociale.

C’est leur système qui est en crise, et ils veulent nous le faire
payer !
Pas question : au contraire, rendez nous nos milliards !
 
Pas de licenciement, de chômage technique, de blocage des
salaires :
utilisons les milliards accumulés depuis des années, au
lieu de les donner aux banques et actionnaires.
 
Interdiction des transactions avec les paradis fiscaux, taxation
des flux financiers !

 
Tous ensemble, construisons la suite !
 
Chercheurs/ses en grève, mobilisation dans les universités, grève générale en Guadeloupe et en Martinique,
débrayages et grèves dans des entreprises du privé, secteur hospitalier en grève et manifestations, réunions
intersyndicales prévues dans les prochains jours dans les secteurs professionnels et les départements, …
construisons la mobilisation interprofessionnelle de mi-mars à la hauteur des enjeux.
 
Une journée de grève et de manifestations, ce n’est pas suffisant pour faire reculer le patronat et le gouvernement
et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures, secteur professionnel par secteur
professionnel. Construisons un mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble ! Gouvernement et
patronat doivent prendre en compte les revendications exprimées dans la plate-forme commune des 8
organisations syndicales, plate-forme portée haut et fort par 2,5 millions de manifestant-e-s. Le 29 janvier n'est
pas qu'un coup de colère : il y a un puissant ras le bol, auquel il faut donner des suites.
 
L’Union syndicale Solidaires appelle à la construction de collectifs unitaires, dans les entreprises et les localités :
notre souci d’une suite forte au 29 janvier, notre refus que tout cela se termine par des réunions sans fin dans
les salons du pouvoir, sont partagés par bien des équipes syndicales. Organisons-nous à la base, maintenons
l’unité pour l’action … c’est le meilleur moyen de la renforcer au niveau national.
 
Avec une petite partie des milliards que patrons et actionnaires nous ont pris depuis des années, il y a des solutions pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics !


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