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Syndicat Solidaire Unitaire
Démocratique des personnels - syndicat SUD CG 93 - |
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Le budget 2009 du Conseil Général de Seine Saint-Denis ne doit pas être un budget de récession ! Les transferts de compétence imposés par l’Etat sont essentiellement à l’origine des difficultés financières du Département de Seine Saint-Denis.
Néanmoins, la responsabilité de la droite capitaliste ne doit pas occulter les capacités de choix de l’exécutif départemental ainsi que les coûts financiers correspondants à ces choix (détérioration du rôle des directions fonctionnelles avec la création d’une grande direction de l’éducation générant des surcoûts, embauche de cadres en doublon sur des postes de direction, « avantages domestiques », …).
Refusons la désinformation et la caricature, pour une analyse objective :
Non le montant de la dette n’est équivalent à 50 % du budget Départemental, non elle n’est pas « constituée essentiellement d’emprunts toxiques » il s’agit pour la plupart d’emprunts, effectivement à taux variables mais, comportant des taux bloqués sur des index très bas jusqu’en 2011.
La responsabilité de l’impact de la crise financière sur les collectivités locales provient des années 1984–2000 et des gouvernements successifs de droite et hélas
de gauche qui ont privatisé l’établissement public administratif CAECL (Caisse d’Aide à l’Equipement des Collectivités Locales , la dernière
étape de privatisation de cet EPA a été signée par décret le 5 décembre 2000 par un premier ministre qui s’appelait Lionel JOSPIN, un ministre
des finances Laurent FABIUS et un ministre de l’ équipement Jean-Claude GAYSSOT) Il ne s’agit donc pas d’une mauvaise gestion par nos
collègues de la DABF (direction des finances) qui ne sont pas des « traders » ! Les emprunts contractés correspondent à des décisions votées par un exécutif dans lequel toute la
gauche était présente.
L’Etat de ces années 1980–2000, avec et sans cohabitation, a initié la déréglementation des financements des collectivités locales pour les grands bénéfices des banques :
- Globalisation des emprunts en remplacement des emprunts limités au seul financement de grandes opérations d’investissement,
- Libéralisation et suppression du monopole de la Caisse des Dépôts, suppression de la CAECL chargée de consentir des prêts à des taux privilégiés, puis transformation en CLF (crédit local de France), et privatisation définitive avec DEXIA qui en est issue !
Nos impôts locaux ne doivent pas servir à la vitrine et aux calculs politiciens, la charge de travail nécessite plus d’emplois publics, plus de moyens pour un service public de qualité. Nous n’entendrons pas le prétexte de la crise car il faut répondre aux attentes des usagers par le développement du service public.
Le syndicat SUD ne se fera pas l’écho des médias ou de stratégies politiciennes: nous voulons une vraie mise à plat des choix de dépenses du Département sans concession au populisme de certains lobbystes.
Nous voulons une grande politique du personnel, transparente, équitable, qui accorde à chaque fois que la réglementation le permet tous les éléments de rémunération possibles, y compris et même si c’est insatisfaisant pour la retraite, une augmentation de la part indemnitaire. Ainsi, par exemple, pourquoi, malgré les relances de notre syndicat SUD, le Président n’accorde-t-il pas les augmentations prévues par le décret 2008-539 relatif à l’instauration d’une indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), l’attribution à tous ceux qui peuvent y prétendre de la NBI accueil, et comme nous le demandons depuis longtemps le versement de l’Indemnité d’Exercice des Missions des Préfectures (IEMP) à tous les cadre d’emplois éligibles?
Qu’il soit mis fin à la précarité dans le Département : le recours systématique à des titulaires doit être la règle, mais à défaut : les catégories C au-delà d’un an doivent être titularisés comme la loi le permet, pour les non titulaires de catégorie A les postes vacants ne doivent plus être assimilés à des postes de soutien précarisés sur 1 an voir moins il faut des contrats de 3 ans comme l’article 3 du statut le permet.
Bobigny le 3 novembre 2008
Syndicat SUD du CG93